Névralgies du Trijumeau : indications et techniques chirurgicales

, par  Andreï BRINZEU, Emile SIMON, George GEORGOULIS, Marc SINDOU , popularité : 50%

IV. Conclusion

En pratique il existe trois types de situations concrètes. La première est représentée par les patients en bon état général, leur permettant de supporter une anesthésie générale de 3 heures environ. Le choix de la décompression vasculaire, curative et conservatrice, est la première option. Elle se justifie d’autant plus qu’il s’agit d’une névralgie du V1 et/ou du V2 en raison des risques de kératite occasionnés par les méthodes « lésionnelles ». La deuxième est celle des patients très âgés et/ou en état général précaire. Une méthode percutanée est préférable. Le choix de la technique est affaire d’école. Quelle que soit la technique choisie, la durée d’efficacité est en principe proportionnelle au degré d’hypoesthésie séquellaire, avec ses conséquences. La radiochirurgie stéréotaxique est une alternative aux méthodes percutanées. Des situations intermédiaires sont fréquentes. La décision est alors influencée par les convictions et les compétences de l’opérateur. Elle l’est aussi bien entendu par la préférence des patients, après exposé des avantages, limites, effets secondaires et risques de chacune des méthodes.